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La chair

Serge Rivron

Collection Les Sœurs Océanes n°6
ISSN 1776-6494
format : 21 x 10,2 cm
300 pages
ISBN 978-2-35575-024-3

Prix : 18 euros
Exemplaire(s)


Commentaires des premiers lecteurs...

Chair Serge,
Je pars me baigner. Pour le cas où une vague m'emporterait je ne voudrais pas que vous ignoriez mes sentiments à la lecture de votre livre.
J’en suis à la page 121 et je me régale. Je le suçote.
On ne peut vous comparer à aucun écrivain (que j'aie lu) !
Une foultitude de "trouvailles". - le timbre pâle - ... Je voudrais tous les marquer. Votre écriture est tout à fait originale.
Franchement, je n'ai jamais aimé les passages pornos dans un livre mais là chapeau ! C'est de l'érotisme pur. Quel tourbillon, quelles descriptions du corps, des sensations, des attitudes, des émotions avec ci et là des mots orduriers, vulgaires mais en amour rien n'est bas ni vulgaire ...
Et entre ces paragraphes torrides et étourdissants les plages calmes, douces, émouvantes de la petite Marie à la vie pour le moment si banale...
Enfin: JE ME REGALE ! (je ne voudrais pas arriver trop vite à la fin)
Voilà Serge ce qu'une vieille dame de 81 ans pense de ces cent pages.
Jackie Revellin-Clerc

Serge,
Voilà, j'ai terminé la lecture de votre texte hier après-midi. Et je n'arrive pas à en sortir. Michel, Marie, Claire, Carole, Elodie et Serge bien sûr me collent !
Je ne sais que dire aujourd'hui sinon que j'aurais aimé l'écrire mais j'en suis bien incapable.
Vous êtes un théologien. J'ai trouvé gravée dans vos pages une théologie appliquée à la chair ce qui en christianisme devrait être une tautologie.
Je participerai à l'onde de choc que vous allez provoquer, il n'y a pas de doute.
Je vous remercie.
Bref, je suis bouleversé.
Renaud Escande, Frère dominicain, éditeur

Quelle œuvre dérangeante!
Noire mais ténébreusement fluo!
Une vraie catharsis semancière décousue main, truffée de passages où l'on crispe ses maxillaires plutôt qu'endiguer - au hasard - une gaule.
Ultimissime tabou doublé d'un double requiem pour son psy et deux cons (ceux des jumelles).
Perso, je prends!
Bruno Pocheschi, musicien

C’est puissant, et ça remue profond !
Laurie Ferrand, enseignante

Ton livre fini depuis plusieurs jours déjà, j'y suis revenu souvent ; piochant dans un chapitre, un autre, en avant, en arrière, relisant par sauts, m'attardant sur tel passage qui me renvoie plus loin ou plus ante, sautillant longtemps ainsi au gré des clés que me donnent ces relectures erratiques sur cet épilogue paroxystique et mystérieux. Qu'un livre que je referme me laisse sur une kyrielle de questions, voilà qui m'est un gage de réussite littéraire.
Marie, l'archange (St) Michel, Stella (l'étoile), les références religieuses sont patentes et je me doutais bien les y trouver. Le titre lui même renvoie aussi à l'incarnation du Christ, tout cela est clair (Claire ?) mais trop justement pour que ton dessein n'ai été que cela. (l'as-tu voulu ? Les phrases que Marie écrit à la fin pourraient venir d'un sermon de St Bernard, cistercien notoire) Et que l'on n'y voie que cela.
C'est aussi l'histoire d'un homme pris dans la nasse de la femme, au prise avec sa propre chair et celle des autres, d'une recherche de paternité, de l'inceste (double!), c'est le mystère des rencontres et du destin (la construction des chapitres - aller-retour entre passé et présent – joue avec cette notion)… etc.
Un vrai roman qui est aussi l'incarnation de personnages ("…il fallait vraiment donner corps à des personnages, raconter une histoire, faire voir le monde par eux…") auxquels on croit et s'attache.
Le style passe du plus neutre et quelconque, à l'envolée Célinienne, de la satire mordante des milieux branchés à la poésie de certaines “pages arrachées”.
L'aisance est aussi brillante dans la gaillardise des scènes de sexe que dans la sensibilité des moments les précédant, lorsque tu décris les sentiments intérieurs des personnages, notamment féminins. La réussite est aussi là, dans ces sauts périlleux entre trivialité et impressionnisme. Je ferais seulement une petite réserve sur ce procédé qui consiste à interpeller le lecteur ("tu vas voir" "tu l'auras senti") : autant il donne du nerf à un texte polémique ou pamphlétaire, autant dans un roman il rappelle trop l'auteur à l'attention du lecteur dans une connivence inutile.
Cette toute petite réserve faite, tu auras compris que je suis bien conquis et admiratif et que cette lettre – quelques réactions primales jetées en vrac - n'épuise pas les réflexions que ton roman m'inspire ; que ce livre va encore mûrir en moi des mystères qu'il garde et nourrira sûrement de prochaines discussions.
Jean-Pierre Jouvray, artisan

Quelques remarques (je n'ose dire premiers jets)
J’ai trouvé vraiment bien mené ce roman... J’en ressens à la lecture une sorte de vertige.
Le vertige vient-il de la chair elle-même ou de ce qu’elle est pénétrée du Verbe ? On est encore une fois bien loin du corps mécaniste et désenchanté d’un Houellebecq.
Le texte a parfois des allures de roman érotique. C’est un leurre bien sûr. Le fol orbite des personnages me fait penser aux personnages d’Almodovar (pas seulement à cause de Barcelone) et pour le couple incestueux aux amants de l’Empire des Sens, mais la fin élève aux grands mystiques de Bernanos à Claudel, cité. L’éperon de Dieu, vertical comme une bite en érection va rattraper tout le monde.
Jean (internaute non identifié)

Il est bien fait, le communiqué de votre éditeur ! C’est lui qui m’a fait acheter votre livre, et son titre “La Chair”. J’ai pensé que c’était un curieux titre et une curieuse approche, à cette époque où elle déborde de partout mais qu’on la nomme si peu.
Attaqué hier soir, je n’ai pas pu m’endormir avant de l’avoir fini, ce matin à l’aube ! et j’en suis encore complètement retournée. C’est comme si je n’avais rien lu avant (mais je ne lis pas assez). En tout cas, ça m’a “scotchée”, tout, le rythme, les alternances d’époques, le style, les réflexions que vous faites au passage sur l’art, sur la folie, les descriptions de l’enfance, le sexe et même, moi qui ne suis pas du tout branchée religion, le côté mystique. C’est bizarrement, vue la cruauté du style quelquefois, de la poésie et en même temps, on a l’impression de lire un livre à suspense.
Enfin voilà, je vous remercie.
Marie-Charlotte Lefort (vidéaste)

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