Jean-Pierre Huguet Editeur

Carnets des Sept Collines n°1 à 20


Cette collection, dirigée par Michel Sottet, est constituée essentiellement de textes en prose, nouvelles ou essais, accompagnés d’un frontispice signé par un artiste de la galerie des Sept Collines ou ami de celle-ci.

Format 23x12 cm - Tirage à 100 exemplaires enrichis d’une estampe en frontispice signée.

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Carnet des Sept Collines n°1
ISBN 2-907410-59-8
72 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

Le poème de Dublin

Jean de Breyne / Paul Hickin

“Poème irlandais” ? Je ne sais pas ce que c’est sinon, dans votre cas, cette tentative pour avoir prise par la langue sur le tremblant “infini des choses” qui assiège le passant dans les rues interlopes de Dublin. Et vous y parvenez. Votre langue dit à sa façon notre vérité, veut que nous soyons, à notre tour, face à ce qui, à celui qui hésite à prendre forme (Miho ? Monto ? Milo ? Michael ? et peut-être même Mícháel, Michael en irlandais ?), “éblouis et étrangement blessés”. Notre vérité tue, l’envers, l’ombre de l’essor économique dont l’Irlande se prévaut actuellement, choisissant de s’aveugler sur les “escarres de la pauvreté”, faisant triompher le mot d’ordre stérile : “produire et servir”. Donc, une figure abîmée qui donne le branle à la tranchante verticalité du texte (ce texte me rappelle La Chute des temps de Bernard Noël) et y prend inaliénablement place. Je dirai même que par son mouvement oscillatoire, ce poème restitue un tout oublié.”
Michael Brophy, février 2001

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estampe en frontispice signée de Paul Hickin

Ce texte est aussi paru en édition courante.

 

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Carnet des Sept Collines n°2
ISBN 2-907410-70-9
40 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)

 

Eclats

Charles Juliet / Pierre Buraglio

“Je serai toujours étonné par les intermittences de la voix intérieure. De longs silences, et soudain, voici qu’elle s’éveille, qu’elle parle à nouveau. A des moments et en des circonstances où je ne m’attends nullement à ce qu’elle se manifeste.
[Ces] brefs poèmes m’ont été donnés alors que rien ne le laissait prévoir.
[...] Mystère de cette voix. Mystère que ces poèmes qui ont surgi alors qu’aucune rumination antérieure, qu’aucune mise sous tension ne les avait annoncés.”
Charles Juliet, mai 2002

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estampe en frontispice signée de Pierre Buraglio

 

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Carnet des Sept Collines n°3
ISBN 2-907410-72-5
50 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

Dernière rencontre avec Max Jacob
(1-3 septembre 1943)

Edmond-Maurice Pérot

Edmond-Maurice Pérot, artiste né en 1907, a cotoyé à maintes reprises le poète. Il a réalisé plusieurs portraits de Max Jacob, visibles au musée des Beaux-Arts d’Orléans.
“Le frontispice rappelle un certain nombre d’éléments touchant Max Jacob : “La Côte”, bretonne, pour le pays natal et pour l’un des tout premiers ouvrages de Max Jacob “En vente chez l’auteur” ; une peinture de Picasso son ami intime ; la basilique de Saint Benoît sur Loire ; “le Cornet à dés”, ouvrage capital dans l’œuvre du poète et d’exception dans la littérature du XXe siècle ; les dés qui s’échappent du cornet sont marqués du mot Jésus pour évoquer sa conversion ; enfin, semblant sortir du crâne, une plante sauvage, fleurissant en forme d’ombrelle d’un bout à l’autre de la Loire, ce fleuve majestueux, au bord duquel vécurent princes bâtisseurs et poètes, de Charles d’Orléans, Ronsard, Du Bellay, “du pauvre Villon” à celui que nous avons voulu honorer dans cet ouvrage.”
Edmond-Maurice Pérot

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estampe en frontispice signée de Edmond-Maurice Pérot

 

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Carnet des Sept Collines n°4
ISBN 2-907410-73-3
52 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)
Tous les exemplaires sont accompagnés d’un cahier de 26 dessins reproduits sur papier bible. Ces dessins, qui ne sont pas des illustrations de la pièce, ont été réalisés par Claude Viallat en 1960, année de service militaire pendant laquelle il écrivit ce texte.

 

Schéma

Claude Viallat

“En 1960, au camp de Sainte-Marthe, je dessinais des dessins sombres inspirés des “Brujas”, sorcières, et des Désastres de la guerre de Goya. Ces dessins avaient pour thème “les lampes” et les “personnages perdant leur tête ou pendus”. Dessiner dans un bureau de casernement n’est pas particulièrement s’isoler, et tous ceux qui regardaient mes dessins s’inquiétaient de mon état d’esprit.
L’armée n’était pas mon fort. Foncièrement antimilitariste, je me sentais pris au piège et le marquai. Auparavant j’avais fait à Fréjus un stage de dactylographie. Là aussi, je vivais très mal ma situation : l’obligation, l’enfermement ; la routine. J’ai profité de ce stage pour écrire une pièce de théâtre alors sans titre, maintenant intitulée “Schéma”, pourquoi pas ? Elle reflète mon état d’esprit d’alors, comme mes dessins le reflètent aussi.
Aujourd’hui, je trouve dans l’un et dans l’autre beaucoup d’éléments qui m’ont construit. Je la lis, je les relis, avec un intérêt amusé et je ne trouve pas cela dessitué de mon travail. Les mots d’alors ont une étrange et actuelle résonance. Les dessins, s’ils sont maladroits et maniérés, ont une authenticité un peu fabriquée. Celui que j’étais en 1960 me fait signe aujourd’hui, je le reconnais et le remercie.
Tout cela a contribué à me classer comme un militaire psychologiquement peu fiable “X3”.”
Claude Viallat

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estampe en frontispice signée de Claude Viallat

 

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Carnet des Sept Collines n°5
ISBN 2-907410-76-8
40 pages

épuisé

 

La Fête d’Albane

Marie-Christine Gaudin / Patrick Crédeville

Une histoire toute simple, qui arrive à une vieille dame comme vous en croisez parfois dans la rue ; une vieille dame charmante, toujours coquette, à qui chacun spontanément a envie de sourire.
Elle habite avec d’autres “personnes âgées”, comme elle, avec qui elle entretient les meilleures relations du monde.
Qui sait ce qui se passe dans sa tête, et dans son cœur ?

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estampe en frontispice signée de Patrick Crédeville

site de l'artiste : www.credeville.com

Ce texte est aussi paru en édition courante.


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Carnet des Sept Collines n°6
ISBN 2-907410-80-6
56 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)

 

J’ai été un voleur de tableau

François Joly / Jacques Truphémus

L’hommage que François Joly rend à son maître Gabriel Chapotat dans J’ai été un voleur de tableau sonne comme un retour vers le professeur qu’il a aimé et respecté mais lui permet aussi de se pencher sur ce qui a constitué les socles qui l’ont aidé à construire sa vie.
Le jardin du Musée des Beaux-Arts que François Joly a bien souvent traversé, invite, en frontispice (estampe de Jacques Truphémus, peintre des atmosphères lyonnaises) dans ce sixième Carnet, à la promenade silencieuse dans ses allées, parmi les arbres et les arbustes ou bien à l’ombre des voûtes si prisées par les visiteurs lorsque le soleil chauffe et qu’il convient de chercher le frais.

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estampe en frontispice signée de Jacques Truphémus



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Carnet des Sept Collines n°7
ISBN 2-907410-
82-2
48 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

L'inscription

Pierre Domeyne /Josef Ciesla

"L’orage survint avec une rapidité foudroyante alors que je pressais le pas dans l’une des allées du grand parc conduisant à la sortie. Les grands arbres oscillèrent quelques secondes sous la force du vent avant les premières gouttes. Puis un rideau de pluie continu, compact et froid, s’abattit sur les pelouses, creusant rapidement des ruisseaux. J’eus à peine le temps de me réfugier sous l’auvent d’une cabane de jardinier toute proche. Des nappes d’eau argentées balayaient l’air et mitraillaient les arbres et les massifs de fleurs qui ne furent bientôt plus que de ridicules squelettes d’oiseaux déplumés. C’est alors que je la vis vraiment pour la première fois, la statue qu’on connaissait ici sous le nom de "L’Homme souffrant". L’eau crépitait et rebondissait sur elle ; le ruissellement, qui envahissait le moindre de ses plis, lui donnait une étrange beauté. Quand l’orage d’été cessa et que les rayons du soleil firent fumer la terre humide, je me dirigeai vers elle. J’habite à proximité du parc que je traverse souvent pour me rendre en ville, à l’atelier d’imprimerie où je travaille. J’avais toujours vu cette statue, de loin, sans jamais m’en approcher..."

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estampe en frontispice signée de Josef Ciesla

Ce texte est aussi paru en édition courante.

 

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Carnet des Sept Collines n°8
ISBN 2-907410-
83-0
48 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)

 

Schulziana

Serge Fauchereau / Bernard Rancillac

Exercice et hommage à Bruno Schulz (1892-1942), cette suite de textes reprend librement des scènes et des phrases de ses romans et ses dessins.

A l’arrière-plan, beaucoup d’impressions visuelles de Velasquez, Fuseli, Balthus, etc. Et Rancillac.

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estampe en frontispice, enrichie d'une sérigraphie, signée de Bernard Rancillac

 

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Carnet des Sept Collines n°9
ISBN 2-907410-84-9
28 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

Sur la position du penseur

Pierre Courtaud / Scanreigh

“Adrien Lecouvreur est un nom seul et un nom seul ne suffit pas toujours pour être remarqué et définitivement apprécié. C’est ainsi que dans les papiers de l’un de mes ancêtres, architecte et entrepreneur, parmi les plans, les comptes, les projets, les lettres personnelles ou d’affaires, à cette époque de la juste fin du XIXe siècle, en cette ville de Paris en complète restauration et réorganisation, le nom seul d’Adrien Lecouvreur m’apparut pour la première fois ainsi que les détails qui marquèrent le grand événement de sa vie. [...]”

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estampe en frontispice rehaussée et signée de Scanreigh

 

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Carnet des Sept Collines n°10
ISBN 2-915412-01-4
44 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

Une histoire pour chaque jour de la semaine

Monique Juteau / Henri Mouvant

“Lundi
- Selon une récente étude de Planète en banqueroute, l’ordre des anoures aurait disparu de la Terre. Qu’en pensez-vous ? lui demande le journaliste, fier de son vocabulaire scientifique.
- Anoure ? !
Le mot reste en suspension dans les airs, sans signification, sans ramification : oublieuse mémoire. Il n’aurait jamais dû accorder d’interview. Il est trop vieux. Ça l’étourdit. Le balcon de sa maison normalement si grand est maintenant si petit qu’il ne peut reculer sa chaise ni même fouiller dans sa poche pour en sortir quelques particules nucléaires qui d’une seule envolée de la main pourraient rompre cette conversation, faire voler en éclats les points d’interrogation. [...]”

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collage original en frontispice signé d'Henri Mouvant

 

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Carnet des Sept Collines n°11
ISBN 2-915412-05-7
56 pages - Prix TTC : 75 €

Exemplaire(s)

 

Froidureux

Hervé Bauer / Patrice Giorda

“Au prochain village, Hachebé fera des provisions, lourdement s’assoira sur le banc de la taverne. Pour vaincre l’onglée, la fatigue et la gêne, entourera de ses mains gourdes le gobelet où fume du vin chaud. Fixant le mur noirci de suie, il laissera le vin s’allumer dans ses veines, et l’expulser, plus tard, comme une petite braise sur la neige. Sortant de sa rêverie, il s’apercevra que des villageois, attablés près de l’âtre où cuisent des pommes de terre, le regardent de travers, les hideux mangeurs de pommes de terre, la trogne rougie.”

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estampe en frontispice signée de Patrice Giorda


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Carnet des Sept Collines n°12
ISBN 2-915412-07-3
68 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

Poste restante

Sylvie Azuara / Alain Quercia

J’ai fait ce rêve la veille :
"Un bateau flotte sur les mers du Sud ou plutôt à quelques centimètres au-dessus de l’eau sans jamais l’effleurer. La chaleur est sans souffle.
A son bord, un jeune explorateur – c’est lui le capitaine – et son équipage.
Sur la coque du navire, son nom – L’Albatros – et l’année de sa construction dont seuls les deux premiers chiffres restent lisibles : 17...
Je vois tout cela de loin mais je sais qu’ils sont partis tenter la traversée du Pôle Nord il y a de cela plus de deux siècles. [...]"

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estampe en frontispice rehaussée et signée d'Alain Quercia

 

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Carnet des Sept Collines n°13
ISBN 2-915412-09-X
34 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)


La souveraine reprend son rang

Michel Butor / Geneviève Asse

“On avait martelé mon nom, on l’avait effacé des listes, on avait caché mes inscriptions, on avait détruit mes statues, mais pas complètement, on l’avait détruit pour les hommes, mais on n’aurait pas pu le détruire pour les dieux qui susciteraient dans les siècles des siècles d’autres hommes pour le retrouver, donc on avait laissé des indices pour leur ingéniosité, leur patience, leur loyauté. [...]”
Le petit récit que Michel Butor nous livre dans ce Carnet nous offre une forme classique et ordonnée qui trouve très naturellement son prolongement dans la composition rigoureuse de la sérigraphie proposée en frontispice par Geneviève Asse.

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estampe en frontispice signée de Geneviève Asse

 

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Carnet des Sept Collines n°14
ISBN 2-915412-10-3
48 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

Fenaisons

Louis Pize / Roger Dérieux

Prises entre les voix de leur sol natal, rude et pauvre, et l’attrait du “bon pays” dont les garçons viennent travailler sur les hauts plateaux lors des fenaisons, bien des filles de la montagne hésitent : il y aurait là-bas des tâches plus faciles sur une terre moins avare, et les grandes villes sont proches, qui trop longtemps dépeuplèrent la campagne.
La race et la tradition résistent : mais souvent l’amour parle... Cette églogue n’a pas d’autre prétention que d’évoquer le drame qui déchira le cœur de mainte enfant du Mézenc, le sacrifice consenti par l’une d’elles à la terre des aïeux.

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collage original en frontispice signé de Roger Dérieux

 

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Carnet des Sept Collines n°15
ISBN 2-915412-11-1
44 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)

 

Izé des lucioles et autre texte

Odile Felgine / Jacques Villeglé

"C'était peu dire que depuis son retour d'Afrique, d'où elle avait été rapatriée sanitaire d'urgence, le mal avait empiré, il la dévorait désormais, il avait tout envahi dans leur modeste petit appartement, tout grignoté, elle était livide, haletante et si maigre, désormais, la mère, elle buvait une potion à l'odeur douceâtre et absorbait des cachets, des sortes de grains de riz roses, et elle prenait des notes, en consultant divers journaux qui jonchaient son lit, c'était sa grande passion, elle se vantait de connaître bien les chevaux, leur pedigree, le nom du propriétaire, du haras, leur condition du moment, et même, elle baissait la voix, "ce qu'ils prenaient", y compris les bains d'algues moussants dans des sortes de jacuzzi, elle découpait les photos des gagnants, et récitait leurs noms, Idéal du Gazeau, Pinaut d'Azélie, Bel-Gazou, Izé des lucioles..."

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estampe en frontispice signée de Jacques Villeglé

 

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Carnet des Sept Collines n°16
ISBN 2-915412-30-8
60 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

La nuit du grillon

Jean-Paul Badet / Thierry Laverge

"On aurait pu dire beaucoup de choses de Machico, mais bien peu se mêlaient de donner leur avis à voix haute, allez savoir pourquoi. Sans doute était-il revenu de trop loin pour donner prise au commentaire. Ou alors c’était son air imperturbable, son regard qui ne connaissait pas la peur. Ou encore cette douceur, jusque dans la maladresse de certains gestes.
Si je me permets de parler ainsi de Machico, avec autant de familiarité, c’est que j’ai son autorisation. Pas celle de faire son portrait en pied, avec les tenants et les aboutissants, non, celle de vous raconter le premier épisode, et le dernier. [...]"

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estampe en frontispice signée de Thierry Laverge

 

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Carnet des Sept Collines n°17
ISBN 2-915412-36-7
32 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)


Suite pour piano

Marie Paule Richard / André Gey

"J’ai un oiseau dans la tête et trop de pieds pour marcher ! Vassilévitch avait, et c’était là le seul talent que je lui concédais, avec le don de m’exaspérer, celui de se dépeindre tel qu’il était, paresseux, d’esprit léger et inconsistant. Il le disait plus joliment, voilà tout.
Et Madame riait de ses propos. Il fallait voir la mine qu’elle prenait et son regard éperdu lorsqu’elle l’écoutait, subjuguée, réciter ses poèmes. Sa raison l’abandonnait et lui, le renard, se laissait aduler et servir dans cette maison sans l’ombre d’un homme pour le faire fuir. [...]"

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gouache originale en frontispice signée d'André Gey

 

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Carnet des Sept Collines n°18
ISBN 2-915412-40-5
28 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)


Les Amants du festival

Michel Sottet / Valerio Adami

"La foule s’installait peu à peu, submergeant les gradins, occupant les espaces les plus minuscules, les places les plus misérables. Chaque pierre, chaque bout d’escalier, chaque escarpement trouvaient preneur, faute de mieux, et chacun finalement parvenait à se caser.
Les fans étaient arrivés deux bonnes heures avant tout le monde, précédant des gens importants, accompagnés de leur épouse en tailleur. Ceux-là, venus au dernier moment, étaient parqués dans le secteur des invités partenaires sous l’œil furibond de ceux qui avaient réussi à installer un coin de fesse tout en haut des gradins et qui guignaient les places encore libres dans l’espace réservé à ces privilégiés qui faisaient un peu tache en s’étalant largement. [...]"

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"Stenway and Sons", estampe en frontispice signée de Valerio Adami

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Carnet des Sept Collines n°19
ISBN 2-915412-42-1
40 pages - Prix TTC : 50 €

Exemplaire(s)

 

Mues

Dominique Guénée / Gilbert Trinquier

“Jusqu’à près de l’âge de soixante-neuf ans, il vécut matrimonialement ; un demi-siècle partagé jour à jour s’évanouit quand son épouse, par suite d’une mauvaise chute de vélo, décéda. Se rendant, ce mardi-là, ainsi qu’elle le faisait tous les mardis, au marché du gros bourg voisin, elle avait, surprise, fait, le premier de son existence, un écart mal mesuré pour éviter les crocs d’un mâtin qui avait brisé sa chaîne et s’était évadé de sa cour ; elle s’était placée à portée des griffes de la Mort, qui lâche moins facilement prise que le plus enragé des fauves féroces. [...]”

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estampe en frontispice signée de Gilbert Trinquier

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Carnet des Sept Collines n°20
ISBN 2-915412-43-X
32 pages - Prix TTC : 120 €

Exemplaire(s)

 

Georges

François Frappa / Peter Klasen

“– Rémi, un blanc !
– Ben quand même...
– Ben quand même quoi ?
– Ben quand même ça fait quatre, m’sieur Georges...
– T’occupe. Un blanc, j’te dis.
– Bon. C’est vous qui voyez.
Georges Berthelier a sifflé son verre d’un trait, rejetant d’un coup sec la tête en arrière, comme Eric von Stroheim, le cou dans sa minerve, dans “La grande illusion”. Il a laissé tomber son bras sur le zinc, en faisant claquer le pied du petit verre ballon. Quatre blancs : quatre fois plus de courage pour aller emboutir la tôle chez Berliet. [...]”

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estampe en frontispice signée de Peter Klasen


Carnets des Sept Collines - n°21 à 40