Jean-Pierre Huguet Editeur

Carnets des Sept Collines - édition courante


Les Carnets des Sept Collines est une collection dirigée par Michel Sottet, constituée essentiellement de textes en prose, nouvelles ou essais, accompagnés d’un frontispice signé par un artiste de la galerie des Sept Collines ou ami de celle-ci, tirage limité à 100 exemplaires. Certains des textes de ces Carnets existent aussi en édition courante.

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format 20,5 x 10,5 cm - 52 pages
ISBN 978-2-35575-103-5
Prix TTC : 8 €

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Cap Beddouza

Daniel Soil

Cap Beddouza évoque les luttes mêlées des activistes marocains et belges pour la démocratie et les droits des immigrés. Seul Najib parle. Il a passé sept années en prison au Maroc comme détenu politique. Il retrace sa vie, sa migration, son amour pour Leila et leur fils Driss, tous deux ayant quitté Bruxelles pour le rejoindre à l’heure de sa sortie. Ont-ils porté un regard lucide sur leur épopée révolutionnaire, au bout de cette excursion libératrice au Cap Beddouza ? Trop lucide peut-être, au point de. Que doit transmettre un révolutionnaire à la génération qui le suit ? Que doit léguer Najib à Driss et Nejma, son amoureuse ? Tout simplement, le livre laissé in extremis par Leila sur la corniche de Casablanca ?

Ce texte est aussi édité dans la collection Les Carnets des Sept Collines (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’une estampe signée de Lassaâd Métoui).

 

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format 20,5 x 10,5 cm - 48 pages
ISBN 978-2-35575-054-0
Prix TTC : 8 €

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Dehors

Pierre Gangloff

[...] Ça va aller ?
Un pauvre oui de la tête, un sourire crispé par dessus son épaule, elle frissonne, se fige dans la pose que l’on a finalement trouvée, je m’étonne d’être en colère.
Des litres de bière, rentré très tard, et là, sonnette insistante de la porte, elle est sur le palier, statue immobile et lasse, son bonnet de laine étincelant de fines gouttelettes d’eau, le brouillard froid de ce matin de novembre.
Elle s’est assise du bout des fesses sur la chaise du chat dans la cuisine, un peu inquiète devant mon activité inutile de célibataire, où sont rangés le café, les cuillères, je n’ai plus de sucre en morceaux, le sucre en poudre ça va ?
L’atelier est glacial, je lui bredouille quelques mots d’excuses, vite le chauffage à fond, elle me tourne le dos, les mains sur le radiateur. [...]

Ce texte est aussi édité dans la collection Les Carnets des Sept Collines (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’une estampe signée de Pierre Gangloff).

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format 23 x 12 cm - 52 pages
ISBN 2-915412-57-X
Prix TTC : 10 €

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Dialogues du poteau

Bruno Duborgel

Humoriste et savant, le professeur dialogue malicieusement avec son “poteau”, un petit dieu tutélaire arraché à son village d’Afrique pour occuper une place d’honneur près des plantes vertes et des baies vitrées de l’appartement. Ledit poteau sème parfois une légère panique chez les rares visiteurs de son hôte mais, la plupart du temps, les deux protagonistes s’observent en silence avec courtoisie et bienveillance.
Dialogue des cultures, attention méticuleuse à l’étrange et à l’étranger, Bruno Duborgel poursuit, avec ce Dialogue du Poteau, sa méditation sur la capacité de l’œuvre d’art – et le poteau en est une – à témoigner de la complexité et de la beauté du monde.

Ce livre est aussi édité dans la collection "Les Carnets des Sept Collines" (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d'une estampe rehaussée et signée de Bernard Pagès.)

 

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format 23 x 12 cm - 62 pages
ISBN 2-915412-53-7
Prix TTC : 10 €

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Etrangers au paradis

Bernard Collet

Il y a eu cette musique. Je crois que tout est parti de là, de cet air ancien chanté par Gloria Lasso : “Prends ma main, car je suis étranger ici, perdu dans le pays bleu, étranger au paradis”. Il y a eu cette musique et une couleur aussi, un bleu de la Méditerranée, une lumière et des odeurs liées à la mémoire. L’histoire est venue recouvrir cet espace déjà là : une femme d’une soixantaine d’années, allemande, encore très belle, vit face aux îles du Levant, dans ce paysage de soleil, de vagues, de pins maritimes et de ciels sans nuage. C’est l’été 80, celui de Gdansk. Elle attend la visite d’un ami de son fils, au bord d’une piscine, dans une villa qui surplombe la mer. L’ombre vient lentement au fil du récit dans ce que nous apprenons de sa vie, cette Allemagne morte dans son corps et l’attachement à un fils dont elle est incapable d’envisager l’absence définitive. La piscine est vide, devenue le lieu de “l’évidence”, un monolithe de présence en creux, une béance monochrome qui ne peut représenter l’absent mais qui, d’une façon beaucoup plus aveuglante pour elle, le “présente”.
J’ai voulu parler de l’impossibilité de calmer l’absence, l’impossibilité du deuil, jusqu’au déni. Jouer des contrastes entre la beauté de la lumière et la part d’ombre que nous portons en nous, entre l’apparente splendeur du monde et les limites de la souffrance intérieure, aux portes de la folie. Et peut-être aussi de l’absence de Dieu, de tout ce que nous avons imaginé, depuis des siècles, pour la nier.

Ce texte est aussi édité dans la collection Les "Carnets des Sept Collines" (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’une estampe rehaussée et signée de Jacques Barry).

 

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format 20,5 x 10,5 cm - 48 pages
ISBN 978-2-35575-056-4
Prix TTC : 8 €

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La fête d'Albane

Marie-Christine Gaudin

Une histoire toute simple, qui arrive à une vieille dame comme vous en croisez parfois dans la rue ; une vieille dame charmante, toujours coquette, à qui chacun spontanément a envie de sourire.
Elle habite avec d’autres “personnes âgées”, comme elle, avec qui elle entretient les meilleures relations du monde.
Qui sait ce qui se passe dans sa tête, et dans son cœur ?

Ce texte est aussi édité dans la collection Les Carnets des Sept Collines (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’une estampe signée de Patrick Crédeville).

 


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format 20,5 x 10,5 cm - 48 pages
ISBN 978-2-35575-055-7
Prix TTC : 8 €

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L'inscription

Pierre Domeyne

"L’orage survint avec une rapidité foudroyante alors que je pressais le pas dans l’une des allées du grand parc conduisant à la sortie. Les grands arbres oscillèrent quelques secondes sous la force du vent avant les premières gouttes. Puis un rideau de pluie continu, compact et froid, s’abattit sur les pelouses, creusant rapidement des ruisseaux. J’eus à peine le temps de me réfugier sous l’auvent d’une cabane de jardinier toute proche. Des nappes d’eau argentées balayaient l’air et mitraillaient les arbres et les massifs de fleurs qui ne furent bientôt plus que de ridicules squelettes d’oiseaux déplumés. C’est alors que je la vis vraiment pour la première fois, la statue qu’on connaissait ici sous le nom de "L’Homme souffrant". L’eau crépitait et rebondissait sur elle ; le ruissellement, qui envahissait le moindre de ses plis, lui donnait une étrange beauté. Quand l’orage d’été cessa et que les rayons du soleil firent fumer la terre humide, je me dirigeai vers elle. J’habite à proximité du parc que je traverse souvent pour me rendre en ville, à l’atelier d’imprimerie où je travaille. J’avais toujours vu cette statue, de loin, sans jamais m’en approcher..."

Ce texte est aussi édité dans la collection Les Carnets des Sept Collines (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’une estampe signée de Pierre Gangloff).



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format 23 x 12 cm - 72 pages
ISBN 2-907410-53-9
Prix TTC : 10 €
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Le Poème de Dublin

Jean de Breyne

Long “poème irlandais” ...
“Poème irlandais ? Je ne sais pas ce que c’est sinon, dans votre cas, cette tentative pour avoir prise par la langue sur le tremblant “infini des choses” qui assiège le passant dans les rues interlopes de Dublin. Et vous y parvenez. [...] Notre vérité tue, l’envers, l’ombre de l’essor économique dont l’Irlande se prévaut actuellement, choisissant de s’aveugler sur les “escarres de la pauvreté”, faisant triompher le mot d’ordre stérile : “produire et servir”. Donc, une figure abîmée qui donne le branle à la tranchante verticalité du texte (ce texte me rappelle La Chute des temps de Bernard Noël) et y prend inaliénablement place. Je dirai même que par son mouvement oscillatoire, ce poème restitue un tout oublié.”
Michael Brophy, février 2001

Ce texte est aussi édité dans la collection Les Carnets des Sept Collines (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’une estampe signée de Paul Hickin).
Il existe aussi un tirage de tête : 20 exemplaires numérotés enrichis de 3 gravures originales signées de Paul Hickin.

 

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format 23 x 12 cm - 48 pages
ISBN 978-2-35575-030-4
Prix TTC : 10 €

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La trace

René Trusses

“Un dimanche matin de juillet, le temps d’une marche dans les bois et le long d’un bras de rivière. Le temps d’une rêverie. Les bois flottés, ainsi que les galets m’ont toujours attiré pour leurs formes, leurs couleurs, leurs accidents, leurs graphismes naturels.
Je suis à l’arrêt, comme un chien à l’espère.
Soudain mon regard est happé : dans le courant de l’eau, recouverte d’un léger dépôt de vase, palpite une pierre. Elle paraît régulière. Sans hésiter une seconde, j’entre dans l’eau et m’en saisis.
À coup sûr, je tiens une hache de pierre polie aux lignes parfaites.” [...]

Ce texte est aussi édité dans la collection Les Carnets des Sept Collines (100 exemplaires numérotés enrichis en frontispice d’un collage original signé de Yves Mairot).